Sur France 5, il y a une émission sur la littérature que
j'affectionne particulièrement le jeudi soir à partir de 20h30. C'est en
direct. C'est spontané et très intéressant. Ce n'est pas du publi-reportage,
c'est du débat, de la confrontation, bref une rencontre d'idées qui font
avancer la réflexion aussi bien des intervenants que la notre. C'est en
regardant cet échange entre le journaliste et Le Clezio qui
vient de recevoir le Prix Nobel de Littérature que mes petites
synapses ont commencé à s'agiter.
Ce n'est pas la seule raison à cette remise en question. J'ai commencé cet
après midi à faire mes valises pour ma nouvelle vie, mon nouveau chez moi et
j'ai particulièrement bien emballé tout les livres dont j'étais fier d'avoir
posé un jour les yeux dessus. En passant, sa sera sûrement samedi 10h. Je dis
ça pour les gros bras qui m'aideront et également pour les petits qui me
trouveront un point d'accès mal protégé. Mais revenons à ces bouquins.
On trouve parmi eux bien entendu une grosse collection de Philip
Dick. Mon auteur fétiche, j'ai plus appris sur moi même en lisant ses
livres qu'en faisant tout autre chose. Je me rappelle très fortement de
Radio libre Albemuth, cette déprime d'une
Amerique totalitaire si souvent fantasmé par
Dick qui jaillissait d'un coup, d'une mouvance et qui brisait
deux générations. La seule réponse était finalement le renouveau des
générations pour effacer cette blessure. Je ne possède pas ses plus grands
classiques comme Ubik ou Blade Runner. Des
ouvrages immanquables qui m'ont marqué à vie.
Il y a aussi Le vieil homme et la guerre. Ouvrage qui avait
terminé second du prix Nebula. J'ai toujours été un peu attiré
par les faits d'armes et l'armée. Un livre comme celui-ci de SF militariste
avec un style vivant et vraiment surprenant m'a tout de suite envouté et
convaincu. Tout le monde devrait connaître l'ouvrage de référence qu'est
Starship Trooper ou en français Etoiles garde à
vous qui développe une même thématique pour des conclusions
différentes. Je suis vraiment bluffé par cette approche là. Je n'arrive pas à
écrire de cette façon, apporter les choses et les rendre vivante et crédible.
Mes pauvres essais tournent généralement à la description bête ou à la
niaiserie totale.
Ce qui m'amène à parler de mon concours de nouvelle. Je ne l'organise pas
j'y participe. C'est plutôt une volonté d'être jugé, qu'une volonté de gagner.
J'aimerai apporter quelque chose dans la Science Fiction mais
j'ai beaucoup de mal. Tous mes modèles vivaient déjà de leur plume à 18 ans. Il
faut bien se résigner à ne pas avoir de talent. Il faut faire naître ce désir
pour le libérer.
C'est ma conclusion.
PS : Pour des billets nombrilistes et pseudo
intellectuels, tapez 1). Pour des billets "kevin habite ici et il le fait
savoir, tapez 2)".